ERROR FARE ! Retour via Addis-Abeba…

Contrepartie du prix de dingue de notre triptyque aérien, on a la « chance » de passer une vingtaine d’heures à Addis Abeba. Une longue escale entre notre départ de Bangkok et notre retour à Rome qui en gros, nous fait atterrir ici à quatre heures du matin et repartir à onze heures du soir.

On s’apprête à passer une longue journée si on traîne tout ce temps à l’aéroport et on pense payer le visa à une vingtaine d’euros pour aller visiter la ville. Mais une bonne surprise nous attend : la compagnie, vous devinez laquelle…

Air France ?

Non, Ethiopian Airlines, pour faire une escale en Ethiopie ! Elle nous offre comme à tous ceux ayant une longue escale ici l’hôtel pour la journée, la navette pour y aller, les trois repas, et un visa journalier qui évite de payer les 20$ du visa touristique classique. J’ai presque honte, vu le prix du vol, on vient définitivement de leur bouffer le peu de marge qu’il leur restait.

On ne va pas faire les difficiles à ce prix-là mais première chose, l’hôtel ne casse pas trois pattes à un canard, il dégage une impression d’ancien truc très luxueux mais qui aurait pas été rafraîchi depuis quelques dizaines d’années. On est une douzaine de types en transit à rester là et j’ai pas l’impression qu’y ait beaucoup d’autres clients à part nous. Pas d’eau chaude dans nos chambres (récurrent d’après les commentaires) et dans la mienne, des chiottes bouchés. Mais la literie est correcte pour finir la nuit. Les repas font l’affaire malgré le peu de choix (les trois quarts de la carte déjà restreinte n’étant pas dispos). Idem au petit-déjeuner où en gros seuls les deux ou trois premiers arrivés ont eu du pain. M’en fous, j’étais le premier.

VP 91

On est sortis en ville pour visiter deux des rares points d’intérêts à proximité de l’hôtel (lui-même pas très éloigné de l’aéroport), un parc sans intérêt (genre le jardin Lecoq de Clermont-Ferrand en deux fois moins bien) et le « Red Terror Martyrs Museum » qui est plutôt intéressant, et explique tous les trucs pas très sympas que Mengistu a fait quand il était au pouvoir. A visiter pour en connaître un peu plus sur cette période même si ça manque un peu de mise en valeur et surtout d’explications sur l’avant (comment il a pris le pouvoir, qui l’avait avant…) et l’après (sa fuite au Zimbabwe, l’état du pays après lui) en se concentrant uniquement sur le « pendant ».

C’était malheureusement à l’autre bout de la ville et on n’a pas poussé jusque-là mais j’aurais aimé visiter le National Museum of Ethiopia qui est celui où, comme le savent les passionnés de paléoanthropologie, se trouve les ossements de Lucy, les plus anciens qu’ont ait retrouvé de l’espèce humaine. Mais c’était loin et on a renoncé. Accessoirement, les environs de l’hôtel font pas très secure. Pour l’anecdote, quand on a quitté l’hôtel, la fille de la réception nous a demandé si on allait faire un tour en ville, on a dit oui, elle a eu l’air étonné (les autres passagers en transit ont squatté le hall toute la journée) et nous a donné un papier avec le numéro de l’hôtel en nous disant de les appeler s’il nous arrivait quelque chose.

Deux vols de plus, Addis Abeba-Rome puis Rome-Paris, et ainsi s’acheva ce périple. Ou presque. On a su qu’on était bien rentré chez nous quand, après avoir pris huit avions de quatre compagnies différentes sans avoir le moindre retard, avoir fait un safari sur des routes défoncées avec une Polo ou pris des bus thaïlandais qui seraient interdits de circulation en France depuis trente ans, le tout sans encombre, on a fini par rentrer à la bourre à cause de notre Intercités qui s’est arrêté trois fois en pleine voie entre Nevers et Moulins-sur-Allier pour un problème de signalisation…

VP 92
Le gars qui est content de rentrer d’Ethiopie quoi…

Le Point budget :

Ce voyage m’a couté, ouvrez bien les oreilles, enfin les yeux, 1.100 €. Si si, à savoir :
– 400€ pour les trajets en avions + le départ/retour à la maison ;
– 155€ pour les transports sur place : les 2/3 pour la voiture en AfSud (location, essence, péages) et le reste pour les bus/métro romains et thaïlandais ;
– 142€ pour les hébergements : 13 nuits payantes sur 18 au total, puisqu’on en a passé quatre dans les avions et une dans le bus du départ. Optimisation grâce à des parrainages airbnb que je n’avais pas utilisé, des réducs sur Booking ou Hotels.com qui traînaient…
– 146€ pour les restos ;
– 80€ pour les bars, coffee-shops, courses « alimentaires » (eau, grignotage) ;
– 162€ pour les visites, activités, rencontres sportives ;
– 16€ pour les achats divers : pourboires, timbres & cartes postales, plans…

Et à la grosse louche pour la répartition entre pays, sans compter les vols donc, 150€ à Rome, 300€ en AfSud et 250€ en Thailande.

Le mot de la fin :

Impossible de ne pas débriefer ce voyage pas comme les autres. Un trip épique et très varié, certes pas très reposant, mais ce n’était pas le but. L’itinéraire est tellement improbable et le coût final tellement ridicule par rapport à tout ce qu’on a vu et tout ce qu’on a fait ! Alors oui, il y a peut-être un peu de frustration de ne pas en avoir vu davantage à chaque fois : Rome mérite sans doute une bonne semaine, l’Afrique du Sud et la Thaïlande un gros mois minimum. Mais c’est un premier aperçu de toutes ces destinations qui, au moins pour les deux dernières, donne envie d’y retourner. Pour au final un coût que des gens payent pour aller passer quatre jours en Italie ou à Londres parfois. Si je retombe sur une erreur de prix aussi improbable que ça, je saute à nouveau dessus sans hésiter. Et en attendant, merci voyages-pirates !

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