ERROR FARE ! Bangkok au vin

Vous avez aimé mes aventures sud-africaines ? Alors je préviens d’entrée, mon récit thaïlandais sera moins long. Déjà, notre temps de séjour sur place était un poil plus court avec les horaires des vols défavorables – cinq jours et demi dans le pays exactement – et après dix jours géniaux mais fatigants, on a passé plus de temps à rien faire, à se reposer et à s’imprégner de l’atmosphère de la ville. Bref, on a moins fait les touristes.

Atterrissage donc à Bangkok. On a réservé la première nuit dans le quartier de Silom au Cube Hostel histoire de continuer dans les auberges de jeunesse bizarres, après le coup des tentes à Sainte-Lucie : je vous renvoie à mes bonnes adresses !

Malgré la fatigue, on va dès le premier soir au Cloud 47, l’un des innombrables bar-branché-rooftop de la ville visiblement, et le plus proche de nous. L’endroit est sympa même si je manque de point de comparaison, et offre une belle vue sur la ville. Je commande un cocktail, Fabien une bière, le serveur lui dit qu’il peut en avoir cinq pour le prix de trois, alors il en prend cinq. Ça commence bien…

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Initialement on avait pensé partir dès le lendemain sur l’île de Koh Samet. Finalement on est fatigués et apparemment il pleut sur l’île d’après mon application météo…

Paye ton excuse de merde… 3/10.

…Donc grasse mat’ et deuxième nuit réservée au même endroit. Une fois debout, on se rend vers le palais royal à pied (cinq kilomètres) histoire de prendre notre temps et de découvrir la ville sans faire uniquement les incontournables. On commence par le Lumphini Park qui est près de notre auberge où on croise cet individu non identifié.

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Un Pokemon sauvage apparaît !

J’apprendrais plus tard qu’il s’agissait en fait d’un varan, il y en a quelques centaines ici. Trop selon les autorités qui cherchent à en capturer quelques-uns… Si j’avais su, je l’aurais ajouté à mon pokédex et j’aurais même pu le faire évoluer en Dragon du Komodo.

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Il a fallu remplacer Force Blanche au pied levé…

Après une longue marche où l’on résiste une bonne trentaine de fois à l’arnaque du « mais il n’y a rien par là » des chauffeurs de tuk-tuk ou de leurs complices, on arrive dans le quartier de Ratanakosin où l’on commence par visiter Wat Pho, temple qui abrite le célèbre « Bouddha couché » notamment.

Direction ensuite le palais royal. Fermé, à première vue. Petite précision, le roi de Thaïlande est mort quelques semaines avant notre venue et le pays est encore dans sa période de deuil (qui dure un an…). Donc, si j’ai bien compris, sa dépouille est dans une partie du palais à laquelle ne peuvent accéder que les thaïlandais entièrement vêtus de noir. Le reste du palais peut se visiter mais l’entrée est de l’autre côté et la visite perd de son intérêt, donc on se contente de la vue extérieure.

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Le Bouddha couché du Wat Pho

A coté du palais se trouve comme un grand stade d’athlétisme. Il y a pas mal de monde et d’agitation, on y rentre par hasard. Quasiment que des stands de bouffe, de boisson et d’assistance aux personnes genre protection civile : en gros tout ce bazar est là pour aider les gens qui traversent tout le pays pour venir rendre un dernier hommage au roi. Ils distribuent à boire, à manger, et à peine on a fait quelques pas sur la piste d’athlé qu’on nous propose nous aussi un peu de tout ça. C’est un peu gênant, ils veulent pas d’argent, ils ont l’air déçus si on refuse ; même les flics et les militaires aident les bénévoles à faire la cuisine et la distribution. Du coup on mange gratuit… et c’est super bon, on a mangé de la street-food payante plus dégueulasse. J’ai cherché après coup sur internet et suis tombé sur des témoignages de voyageurs ayant vécu la même expérience, apparemment ça leur fait plaisir d’offrir aussi aux étrangers, ils sont vexés si on veut pas et ils prévoient très large donc… Pas de scrupules à avoir.

Le soir-même, nous assistons à une rencontre de boxe thaï au stade Ratchadamnoen (à tes souhaits), l’un des deux principaux stades de la ville pour le sport national. Il y a des rencontres quatre fois par semaine ici : lundi, mercredi, jeudi et dimanche. L’autre stadium, le Lumpini, en propose le mardi, le vendredi et le samedi. Si vous m’avez bien suivi, il est donc possible d’en voir tous les jours !

Le stade propose trois catégories (1000/1500/2000 bahts) et les deux moins chères sont bien remplies, la plus onéreuse beaucoup moins malgré les hôtesses qui tentent d’orienter tous les touristes vers cette catégorie devant la billetterie, avec un rabais à 1800 en dernière proposition. Mon avis si vous y allez : la 2nde catégorie suffit amplement, c’est la même vue que la 1ère avec un poil moins de confort mais beaucoup d’ambiance en plus car vous serez surtout avec des locaux et pas entre occidentaux ! Les supporters s’excitent facilement dès qu’il y a un peu d’action, sans parler des paris qu’ils font en direct. Ils remuent les mains avec différents gestes, des bookmakers au milieu de la tribune notent sur un petit calepin, et à la fin des matchs les billets passent d’une main à l’autre. J’ai rien compris à leur système à vrai dire et c’est bien dommage, c’est le moment du voyage où j’ai le plus regretté de pas être avec un thaïlandais pour avoir quelques explications.

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Au-delà de l’ambiance, les combats sont intéressants aussi, même sans rien connaître ou presque au sport en question. Neuf rencontres en tout, soit grosso modo cinq heures, « seules » deux d’entre elles s’étant soldées par un KO. L’hymne national au tout début et les danses des boxeurs avant le combat font partie du folklore. Bref, une très bonne soirée pour conclure ces deux jours pleins, qui nous permettront de quitter une première fois Bangkok le lendemain sur une bonne impression.

Les bonnes adresses :

The Cube Hostel : comme promis dans l’article, un mot sur cette auberge de jeunesse située à proximité de Patpong. Ce n’est pas un vrai hôtel-capsule comme cela existe surtout au Japon – pour bien plus cher, simplement des dortoirs dans lesquels les lits sont aménagés de telle manière que vous rentrez par le devant, et êtes entourés et isolés des autres lits par un caisson en bois. Ça peut déplaire aux claustrophobes, mais un avantage par rapport aux lits superposés traditionnellement installés dans les auberges : pas de tremblement, celui qui est dessous peut faire sa vie sans avoir peur de réveiller celui du dessus en cas de retour nocturne ou de lever matinal. Outre cette particularité, le reste de l’auberge est correct, avec des PC en libre-service, du wi-fi illimité, un breakfast… Un peu chère pour la ville (400 bahts/nuit) certes, mais recommandée quand même.

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Même Ronald vous salue à la thaïlandaise ici !

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