ERROR FARE ! This time for (South) Africa

Notre second vol du séjour nous emmène, après une très courte escale à Addis Abeba, de Rome à Johannesbourg. Nous avons loué une voiture (une Polo) avec laquelle on file direct à Pretoria pour une première nuit dans une guesthouse sans prétention.

Entre la fatigue de Rome et la nuit dans l’avion, on arrive un peu claqués à Pretoria le mercredi après-midi, et tout ce qu’on en a vu est un centre commercial, le Menlyn Park, qui est paraît-il le plus grand de tout le continent africain. Certes il n’y a pas une grande concurrence au Tchad ou au Togo mais quand même. Le temps de faire quelques emplettes pour la suite du voyage et de se restaurer, la nuit est là. On reviendra à Pretoria une autre fois, ça a l’air très joli mais le timing est serré.

En route tôt le lendemain en direction d’une de nos principales étapes : Drakensberg, une chaîne de montagnes qui sert aussi de frontière naturelle avec le Lesotho.

Est-ce que les lecteurs connaissent le Lesotho ?

Peut-être pas tous ! Ce petit pays méconnu a la particularité d’être entièrement enclavé dans l’Afrique du Sud, quasiment en plein milieu. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir son propre roi, son gouvernement, sa monnaie, ses frontières avec l’Afrique du Sud… Avec laquelle il s’entend bien, heureusement. Voilà, c’était le Lesotho, de toute façon on n’a pas franchi la frontière même si on en était tout proches à un moment.

VP 11

La route depuis Pretoria est longue, on pense s’être un peu égarés quand on traverse Bethléem mais non, on est toujours dans le bon pays. On passe l’après-midi dans le parc de Sterkfontain qui n’a pas un intérêt du fou, loin de là, mais qui est sur notre route. Il y a un barrage, unlac, des montagnes autour, une belle vue, une autruche agressive, ça nous suffit pour une aprem « off » où on se balade en mode détente. On trouve aussi un village de vacances quasi-désert, hormis les employés qui semblent s’activer en prévision de la saison, le genre d’endroits parfait pour les douches qui voudraient aller en Afrique du Sud sans découvrir le pays (spa, terrains de sport en tout genre…).

VP 12#pensif

On séjourne pour deux nuits au Swallows b&b à Winterton, petite bourgade à l’est de notre Drakensberg (les hébergements sur place étaient hors de prix). La chambre elle-même est assez chère, même si les prestations (confort, petit dej…) sont excellentes.

Le vendredi, grosse rando au programme ! Direction le parc, à l’entrée duquel un ranger donne quelques explications et vend des cartes au besoin. Sous un ciel peu clément (pas Jérémy), on renonce à l’Amphithéâtre qui est THE paysage du coin (mais le parcours qui permet de vraiment apprécier la vue est assez exigeant avec des passages sur des échelles, et sans guide ni matériel ni soleil, on le sent pas) et on se dirige vers une autre rando plus au nord du parc qui tourne autour des « Gudu Falls ».

VP 14On verra pas grand chose d’en-haut…

La rando fait une boucle autour des cascades en question, et le parcours est là encore assez exigeant – surtout quand on se trompe un peu de route à m’ment donné, mais bon… Comme sur la rando de l’Amphithéâtre, il y a un passage très dur à mi-parcours avec des échelles qui « pendent » dans la vide et qui sont rendues un peu glissantes par la pluie, puis des gués à traverser sur le parcours retour. Mais une rando franchement géniale au final qui donne envie de retourner un jour explorer les parties plus au sud de ce parc, voire à refaire celle-ci sous le soleil. Les photos ont été prises majoritairement sur le retour après le départ des nuages, j’ai pas voulu sortir le smartphone quand il pleuvait.

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VP 15Tombera, tombera pas ?

Le lendemain, nous rejoignons Sainte-Lucie où nous avons réservé les deux nuits suivantes dans une auberge de jeunesse assez particulières… Je vous renvoie à ce que j’en dis un peu plus bas dans les bonnes adresses ! On décide de ne pas suivre l’itinéraire conseillé par le GPS et on prend des routes « moyennes ». L’occasion de traverser quelques villages improbables, de voir pas mal de taudis aussi, des scènes WTF comme les animaux d’élevage un peu partout sur la route…

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Autre scène qui m’a étonnée, les nombreux travaux sur les routes (qui sont en bien meilleur état que dans pas mal de nos contrées) où on a l’impression de voir plein d’employés pour un malheureux trou dans le bitume. Pas forcément occupés à rien faire, mais monopolisés par des tâches qui paraissent pas très primordiales comme les agitateurs de drapeaux rouges tous les dix mètres pour signaler qu’on est dans une zone de travaux.

Revenons à Saint-Lucie. Le premier jour, nous découvrirons rapidement la ville, qui n’a pas un intérêt démesuré en-dehors de son avenue centrale où se concentrent quasiment tous les commerces, hébergements et restaurants. On part ensuite pour une balade en bateau pour espérer voir quelques bêtes aquatiques, crocodiles et hippopotames en tête. Pari gagné ! Les hippopotames sont partout, il n’est pas rare d’en croiser sur la route, surtout la nuit. Les crocodiles sont plus discrets. Beaucoup de vent sur le bateau, à tel point qu’on dira adieu à une casquette.

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VP 18Adieu couvre-chef…

Mais notre deuxième journée dans le coin sera sans conteste la meilleure de tout le voyage. A tel point qu’elle mérite bien de lire le prochain article.

Les bonnes adresses :

Monzi Safari Backpackers (Santa-Lucia) : une auberge de jeunesse qui propose des chambres classiques, mais également… des tentes ! Concept étonnant. Nous « camperons » donc à l’abri dans cet hostel qui propose par ailleurs tout le confort nécessaire dans les parties communes (cuisine très équipée, piscine, billard, parking sécurisé…). Attention à ne rien laisser dehors car les singes adorent se promener dans le coin la nuit, quand il n’y a personne pour les emmerder !

VP 19Un singe en hiver. Quoique, c’est l’été là-bas.

Ski Boat Club (Santa-Lucia) : 98% des restaurants se situent sur l’avenue principale, il y a du bon et u moins bon. Nous avons testé le Braza qui n’était pas trop mal, à cinquante mètres de l’hostel. Mais le Ski Boat Club fait exception : il est isolé au nord de la ville, complètement isolé du reste, et offre un cadre très sympa face à l’océan. On a eu la… chance, d’être servi par le patron. Un type haut en couleurs très sympa (malgré un accent horrible, on n’a pas compris la moitié de ce qu’il nous a raconté toute la soirée mais en général ça avait l’air drôle). Il ne plairait pas forcément à tout le monde mais c’est un personnage. Quand on lui a dit qu’on était français, il a modifié notre commande et choisi à notre place ce qu’il nous fallait. A l’arrivée c’était excellent donc… Difficile de lui reprocher quoi que ce soit !

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