Un doigt de porto

J’ai décidé d’être rebelle et de ne pas raconter le voyage dans l’ordre. Porto était notre dernière étape, mais avant ça nous avons fait une étape à Aveiro, qui était vaguement à mi-chemin. Nous garderons Aveiro pour la fin.

C’est d’un compliqué… Un coup à perdre la moitié des lecteurs, ça…

La moitié de pas grand chose, ça fera toujours pas grand chose, non ? Alors soyons désinvoltes, et n’ayons l’air de rien. Porto est une ville que j’ai beaucoup aimé. On va d’ailleurs clarifier les choses d’entrée. Une question revient souvent dans les discussions sur les voyages. Une question qui vous a peut-être amenés, VOUS, sur cet article. Cette question c’est :

Plutôt Lisbonne ou Porto ?

Merci de l’avoir posée ! Pour moi, Porto sans hésiter. Tellement plus typique, plus variée, accessoirement plus économique et moins touristique. Lisbonne est davantage européanisée à mon goût, ce qui est sans doute normal pour une capitale.

Commençons par une petite visite de la librairie Lello. Considérée comme l’une des plus belles du monde, l’endroit attire la foule et… L’entrée est devenue payante – trois euros – depuis quelques années, pour réguler un peu le flux de touristes. L’extérieur du bâtiment est sympa mais il serait dommage de s’en contenter : c’est bien l’intérieur qui a inspiré J.K. Rowling pour décrire la librairie d’Harry Potter, notamment ses fameux escaliers tournants.

Porto 2

En-dehors des qualités esthétiques et architecturales de l’endroit, c’est aussi une librairie normale, où vous pourrez acheter des livres. Uniquement des livres assez classes qui ne déparent pas trop de l’endroit bien sûr, n’espérez pas y trouver le tome 7 de Boule et Bill.

Retour en ville. Contrairement à Lisbonne, ce qu’on appelle le Grand Porto est assez étendu. Il est traversé par le Douro, qui sépare la ville en deux parties avec Gaïa au sud, et au nord les corons Porto-même. Pour relier les deux, plusieurs ponts et notamment le Dom Luis I qui est sans doute le plus emblématique de la ville. Un étage pour les voitures et un pour les piétons. Des gamins s’amusent à sauter dans l’eau depuis le pont… moyennant quelques piécettes quémandées aux touristes. Ça donne l’impression d’être à la forêt des singes.

2015-portugal-4b

Il y a au moins deux méthodes pour bien découvrir la ville, et on a utilisé les deux : le tour en tuk-tuk et la croisière sur le Douro. Le tuk-tuk, dont la photo illustre cet article, était très intéressant : notre guide parlait un anglais très compréhensible, chose rare au Portugal, et nous a montré les principaux édifices, points de vue, etc.

Le tour en bateau était un peu en-dessous. Il est vendu avec en cadeau des dégustations de porto dans certaines caves, situées en bas de Gaïa. N’hésitez pas à négocier ou à faire semblant d’hésiter, surtout en fin de journée et juste avant un départ pas plein : il est possible de voir le prix baisser un poil ou d’obtenir davantage de tickets de dégustation (les deux, dans notre cas). Le tour se contente de remonter le fleuve sur, à vue de nez, un kilomètre dans un sens et deux dans l’autre. Une belle vue côté ouest à l’heure du coucher de soleil. Mais la vue sur la ville vue d’en bas, dans les coins qu’il est impossible d’explorer à pied, n’a rien d’éblouissant.

Porto 3

Porto est néanmoins une ville agréable où il y a certes des musées, des églises et d’autres trucs à visiter, mais rien ne vaut de flâner un peu dans les différents quartiers et de poser dans un endroit sympa pour boire un verre pour déguster les spécialités locales, tout ça à moindre coût qu’à Lisbonne. Pour les feignants, le métro a également un réseau très performant en ville, il est possible de le prendre pour aller jusqu’à l’aéroport à moindre coût, et il dessert également la plage – à laquelle nous n’avons hélas pas eu le temps de nous rendre.

Les bonnes adresses :

Oporto Invictus Hostel : dans un autre style qu’à Sintra, encore une excellente auberge de jeunesse, où nous avons squatté la salle commune une bonne partie de notre dernière nuit. En plus d’un prix raisonnable (16€/personne/nuit avec le petit-déjeuner) et d’un staff sympa, elle est très bien placée, pas trop loin du centre mais au calme, au milieu d’un quartier très prisé des hipsters. Seul bémol, pour le dépaysement on repassera : dans un dortoir complet d’une douzaine de lits, un seul non-francophone, tous les autres étant des compatriotes ou des québecois.

Baixa Burguer : un établissement typiquement hipster justement, avec son cadre fait entièrement de palettes. Un restaurant spécialisé comme son nom l’indique dans l’aligot… Pardon, dans les burgers. Le décor plaira ou pas (perso, bof), mais ce qu’on a dans l’assiette ne déçoit pas, c’est pas très cher et les végétariens ne sont pas oubliés. Un peu l’exact inverse de notre bonne adresse de Lisbonne en quelque sorte !

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